Les Amis de Garabandal

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L’ÉGLISE ET GARABANDAL

 

Première commission…

Doroteo Fernandez, administrateur apostolique de diocèse de Santander avait mis sur pied une commission d’enquête sur ces événements. La commission se composait de deux médecins et de trois prêtres et devait étudier les événements qui s’étaient produits pendant quatre ans et qui comprenaient des centaines de présumées apparitions. Les membres de cette commission ne se sont pas rendus au village plus de trois fois.

La position de l’Église, telle que rapportée dans la revue GARABANDAL de Janvier 88, est la suivante : «Ils ne se rendirent jamais en groupe à Garabandal, ne se réunirent jamais en réunion plénière, et ne présentèrent jamais de rapport conjoint. Certaines personnes exprimèrent leurs opinions négatives à l’avance et publiquement. Un des membres de la commission démissionna parce qu’il n’approuvait pas les méthodes utilisées. Un autre membre, le Père Saez, favorisait la thèse du surnaturel divin »… Monseigneur Fernandez transmit son rapport à la Congrégation de la doctrine de la Foi qui commenta son travail et accepta son évaluation sans ajouter de commentaires.

«Nous faisons remarquer que nous n'avons trouvé aucun motif de censure ecclésiastique portant à condamnation, ni dans la doctrine, ni dans les recommandations spirituelles que l'on a divulguées à l'occasion des Faits de Garabandal, en tant qu'adressées à des fidèles chrétiens; d'autant plus qu'elles contiennent une exhortation à la prière et au sacrifice, à la dévotion eucharistique, au culte de Notre Dame sous des formes traditionnellement louables, et à la sainte crainte de Dieu offensé par nos péchés. Elles rappellent simplement la doctrine ordinaire de l'Église en cette matière. Nous admettons la bonne foi et la ferveur religieuse des personnes qui accourent à Saint Sébastien de Garabandal, et qui méritent le plus profond respect... " De Santander, le 8 juillet 1965, Eugenio Fernandez, évêque, adm. Apost. de Santander)

Des études indépendantes dévoilèrent des méthodes et des procédures de la commission qui furent jugées très suspectes. Aujourd’hui, les experts de Garabandal ne les considèrent ni objectives, ni sérieuses.

L’évêque qui succéda à ce dernier conserva la même position…

 

Nouvelle directive…

Le 13 janvier 1966, Conchita fut convoquée à Rome par le Cardinal Ottaviani de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Elle lui fit une impression favorable. Elle fut reçue également par le pape Paul VI .

Le Pape Paul VI, lors d’une audience au Vatican, a dit à un Père Jésuite, au sujet de Garabandal : « C’est l’histoire la plus belle de l’humanité depuis la naissance du Christ, c’est comme la seconde vie de la Très Sainte Vierge sur la Terre, et il n’y a pas de mot pour la remercier ».

Puis en 1966, lors d’une audience publique, le Pape Paul VI s’est approché de la voyante Conchita, et malgré les tentatives des cardinaux présents pour l’empêcher de l’approcher, lui dit : « Je te bénis et avec moi toute l’Eglise te bénit ! »

Lors d’un entretien d’un quart d’heure avec le Pape, Conchita lui a donné la date du Grand Miracle.

Quelque temps après cet entretien au Vatican (le 14 octobre 1966), Paul VI a supprimé les Canons 1399 et 2318 qui interdisaient de se rendre dans les lieux de pèlerinages non reconnus et d’en divulguer les messages. Il accorda la bénédiction apostolique à l’œuvre de diffusion des messages de Garabandal, le 12 juin 1967.

Par ces paroles, ses encouragements à la diffusion du message et la modification du code Canon, le Pape Paul VI a témoigné de son profond attachement à ces Apparitions.

En janvier 1969, le Pape Paul VI demanda à l’évêque de Santander, hostile, de ne rien faire contre Garabandal et d’attendre, comme le faisait Rome, sans s’opposer à la diffusion du message. Mais l’évêque de Santander avait déjà mis un point final à Garabandal.  De ce fait même, la note épiscopale de cet évêque se trouvait automatiquement nulle.

Dès 1971, Monseigneur Juan Antonio del Val Gallo (jusqu’à sa retraite en 1991), se rendant compte des défauts considérables dans le travail de la première commission, institua une nouvelle enquête (achevée en 1986).

À l’automne de 1986, il se rendit à Rome et soumit de nouvelles recommandations au sujet de Garabandal à la sacrée Congrégation de la doctrine de la Foi.

Après sa visite à Rome, l’évêque émit une directive autorisant les prêtres visiteurs à Garabandal à célébrer la messe dans l’église du village, mettant ainsi fin aux restrictions imposées en 1962.

Monseigneur del Val Gallo fut interrogé en 1992. Il confirma ses décisions antérieures et indiqua qu’il avait complété son étude en 1991, et qu’il en avait présenté les résultats au cardinal Ratzinger.

 

Témoignages d’authenticité…

Au nombre des personnes qui appuyèrent l’authenticité des apparitions de Garabandal se trouvaient le docteur Morales.

Le docteur Morales avait été l’examinateur médical en chef lors de la première commission. En 1977, son attitude changea. Au moment où son épouse se mourait de cancer dans une clinique de Santander, il emprunta à sœur Maria Herrero de Gallardo  son crucifix qu’avait embrassé la Vierge Marie à Garabandal pour le présenter à son épouse. Par la suite, son opinion au sujet de Garabandal changea et, en 1983, avec l’autorisation du nouvel évêque, il donna une conférence publique sur Garabandal au cours de laquelle il défendit son authenticité. Il reprit cette conférence deux jours plus tard à Madrid. Monseigneur del Val Gallo déclara qu’il était en faveur de la réouverture de l’enquête. Il était particulièrement qualifié pour s’occuper de cette affaire et pour traiter avec honnêteté les aspects variés de ce problème considérable. Il avait été évêque de Santander pendant douze ans, et également membre de la première commission en 1961 et, à ce titre, avait été témoin d’au moins une extase.

Il est vrai que l’Église ne s’est pas encore prononcée officiellement au sujet des prétendues apparitions de la Vierge Marie à Garabandal. Malgré tout, il est important de rappeler les paroles de Padre Pio à Conchita alors qu’elle lui rendait visite en Italie : «Je vous donne seulement un conseil : priez et faites prier, car le monde entre en perdition. On ne vous croit pas et on ne croit pas à vos colloques avec la Dame Blanche ; on y croira quand il sera trop tard».

 

«Garabandal est toujours sous enquête. Ce fut ma rencontre avec le docteur Rozeluk et son épouse qui m’a permis de m’intéresser personnellement à ces événements. J’ai écouté leur histoire et je fus convaincu de l’authenticité de la guérison miraculeuse de Michael. Avec ma permission, ces derniers ont visité différentes communautés et rendu leur témoignage et ils ont prié pour obtenir d’autres guérisons. J’ai moi-même participé à plusieurs de ces rencontres de prières, et j’ai été témoin de plusieurs guérisons miraculeuses. Pour moi, ces guérisons sont la confirmation de la présence de la Vierge Marie à Garabandal, et elles viennent confirmer la véracité de Ses messages. Tout comme l’Église l’exige de ses fidèles, je soumets mon opinion personnelle au jugement final de l’Église. Je recommande tous ceux qui liront ce témoignage aux prières de la Mère de Dieu, cette messagère du Ciel en ces temps critiques».

 

Roman Danylak, évêque titulaire de Nyssa

 

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